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Il a dit : Parce je suis sa fille (Ces petites choses #6)

Dernière mise à jour : il y a 2 jours


Bonzour petite soeur de Jésus ! Prannam (प्रणाम) enfant de Dieu!

Que la paix soit avec toi et la joie demeure dans ta maison. Cultive la résilience. Laisse la colère, abandonne la fureur, ne t'irrite pas: ce serait mal faire (Psaumes 37:8, Segond 21). Evite la calomnie et la médisance. Continue ta route, tu as encore un long chemin à parcourir.







❖ (Psaumes 139:13-16, Segond 1) : " 13 C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le ventre de ma mère. 14 Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et je le reconnais bien. 15 Mon corps n'était pas caché devant toi lorsque j'ai été fait dans le secret, tissé dans les profondeurs de la terre. 16 Je n'étais encore qu'une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m'étaient destinés avant qu'un seul d'entre eux n'existe. "





Je suis née et j'ai grandi au Cameroun. Ensuite, je suis venue en France pour continuer mes études en master. Initialement, je ne souhaitais pas venir dans ce pays. Tout comme initialement, je ne voulais pas effectuer mes premières années d'études à l'Université Catholique d'Afrique Centrale (surnommée UCAC). Une université privée qui était déjà, et qui l'est encore, l'une des meilleures du Cameroun.


J'ai intégré l'Université Catholique d'Afrique Centrale à la suite d'un concours que je n'avais pas préparé. De la classe de sixième en terminale, j'étais dans un établissement protestant. L'idée d'aller dans une université catholique ne me réjouissait pas.


J'avais l'intention de boycotter le concours pour forcer mes parents à m'inscrire dans une école de commerce laïque. Le jour du concours, ma mère et moi sommes arrivées très en avance. Elle appela mon père pour lui dire que j'avais l'intention de boycotter le concours et, bien évidemment, pour lui demander d'essayer de me convaincre du contraire. Il demanda à ma mère de mettre le haut-parleur. S'adressant à moi, il dit : "N'échoue pas sans avoir essayé. N'oublie pas que tu es notre fille. Passe le concours et ensuite on discutera. "


Je n'ai pas répondu à mon père, j'avais l'intention de boycotter le concours. L'établissement dans lequel je voulais poursuivre mes études était moins réputé que cette université. Je savais que si je réussissais le concours, mes parents refuseraient que j'aille ailleurs. Pourtant, plus l'heure du concours s'approchait, plus l'idée d'échouer sans essayer me déplaisait. J'avais une bataille intérieure entre fierté personnelle (à ne pas confondre avec l'orgueil) et objectif personnel. J'ai terminé deuxième de ma classe de terminale. Comment allais-je expliquer que j'avais échoué à ce concours ? Par la grâce de DIEU, j'ai passé le concours avec brio. Sans surprise, mes parents ont reffusé que je m'inscrive ailleurs. Ils ont dit : " Tu choisis tes études (domaines), mais nous choisissons où nous payons."


À l'UCAC, la note minimale pour valider une matière était de 12/20. Il fallait valider toutes les matières pour passer en classe supérieure et recevoir son diplôme. En troisième année (licence), ma moyenne était de 13.86 avec 4 matières non validées. J'allais devoir revenir en cours l'année suivante pour suivre ces quatres matières. Des matières qui n'étaient même pas des matières principales.


Pour la petite histoire, à cette époque, j'avais des troubles du sommeil (insomnie, somnolence, somnambulisme). La veille de l'examen de rattrapage, j'avais très peu dormi et le jour de l'examen, je m'endormais subitement pendant les épreuves.


J'allais perdre un an à cause de quatre matières secondaires. L'annonce m'a fait l'effet d'un tremblement de terre. 🙂 Aujourd'hui j'en rigole, mais à l'époque, j'ai eu l'impression que ma vie s'effondrait. J'ai pleuré toute une journée et toute une nuit, enfermée à clés dans ma chambre. Je refusais de sortir, de boire et de manger.


Mon père devait voyager le lendemain de l'annonce des résultats. En fin de soirée, il m'a demandé d'ouvrir la porte. Il est entré dans ma chambre, s'est assis sur une chaise et me regardait avec un sourire compatissant. Étonnée et agacée par son attitude, j'ai cessé de pleurer et je me suis assise bien droite en face de lui. Je trouvais son sourire déplacé, voire légèrement moqueur. Je n'ai pas dit un mot, mais mon regard en disait long. S'il n'était pas mon père, je lui aurais demandé de sortir immédiatement.


Au bout de quelques minutes, il a dit : " Je comprends très bien ce que tu ressens. Ta mère aussi. Tu es dévastée parce que tu n'as jamais échoué. Ce n'est pas si grave que ça, ce n'est pas la fin du monde." Je répondis vivement : " ... Vraiment ? Qu'est-ce que t'en sais ? Maman et toi n'avez jamais échoué un examen. "


J'avais grandi en croyant que mes parents n'avaient jamais connu des échecs scolaires. Non pas parce qu'ils le disaient, mais parce que mes oncles, tantes et grands-parents en donnaient l'impression. Les uns et les autres disaient : " Ton père a obtenu la meilleure note au concours et était le major de sa promotion lors de sa remise de diplôme. Ta mère avait d'excellentes notes. Elle était une élève studieuse, la major de promotion en soins infirmiers....etc." Ce n'est pas seulement à moi qu'ils le disaient, mais également à sœur cadette, et plus tard, à nos petits frères.


Mes parents accordaient beaucoup d'attention à nos études. Ceci sans nous mettre une pression outre messure. Ma mère dit souvent : " À l'impossible nul n'est tenu, mais face au possible, il faut faire de son mieux."


Mon père a éclaté de rire en voyant ma réaction. Je me demandais comment pouvait-il rire dans de telles circonstances. Agacée, je lui ai demandé de me laisser seule.


Il a fait fi (ignoré) de ma demande mais il a cessé de rire. Puis il a dit : " J'ai redoublé la classe de quatrième. La première fois, j'ai échoué à ce concours dont ma famille parle tant. C'est l'année suivante que j'ai réussi, en obtenant la meilleure note. Ta mère a repris la classe de première. C'est à la suite de cet échec qu'elle a décidé d'être parmi les meilleurs toutes les années qui suivront."


Puis, il m'a regardé droit dans les yeux. Sa voix était calme et sérieuse, mais son visage affichait un sourire. Il a dit : « Nous comprenons très bien ce que tu ressens. Je ne me réjouis pas de ton échec, mais du déclic qu'il provoquera et du changement qu'il engendrera. Tu comprendras que l'échec n'est pas une fatalité. Tu te relèveras. J'en suis certain, car tu es notre fille. Je le sais parce tu es ma fille. Tu es une battante. De plus, tu es l'aînée. Chez nous, les aînés ne baissent pas les bras. Ils doivent être des exemples pour leurs petits frères. » Il s'est ensuite levé, est sorti de ma chambre et a fermé la porte. Je n'oublierai jamais ce soir.


J'ai continué de pleurer, mais ses paroles résonnaient dans ma tête. Le lendemain, j'ai cessé de pleurer. Un jour, j'ai eu un déclic. Un changement a commencé à se produire. Je ne me suis pas donnée l'objectif d'être major de promotion, comme mes parents. J'avais d'autres objectifs.


Mon père n'est pas parfait. Enfant, je l'admirais ; adolescente, je lui en voulais ; aujourd'hui adulte, je relativise, je tire des leçons et parfois, je ris. Nous sommes en accord sur certains sujets, mais fermement opposés sur d'autres. Je bénirai toujours le Seigneur pour sa vie.



❖ (Ephésiens 4: 5-7, Segond 1) : Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous. Il est au-dessus de tous, agit à travers tous et habite en [nous] tous. Cependant, à chacun de nous la grâce a été donnée à la mesure du don de Christ.


❖ (Psaumes 139:13-16, Segond 1) : " 13 C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le ventre de ma mère. 14 Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et je le reconnais bien. 15 Mon corps n'était pas caché devant toi lorsque j'ai été fait dans le secret, tissé dans les profondeurs de la terre. 16 Je n'étais encore qu'une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m'étaient destinés avant qu'un seul d'entre eux n'existe."



🙂 Je serai toujours reconnaissante des paroles de mon père, mais il y a mieux que lui : Dieu notre Père céleste, Jésus notre grand frère et le Saint-Esprit notre meilleur ami, enseignant, conseiller.


Je ne sais pas à quoi tu as été, es ou seras confronté(e). Mais je sais une chose : tu as le meilleur des pères, des coachs et des grands frères. Tu as des paroles écrites dans la Bible. Tu te relèveras et tu réussiras. Dieu est passé par mon père pour m'encorager. Aujourd'hui, il passe par moi pour encourager quelqu'un. Non, des milliers. Car ce blog est lu chaque année par des milliers de personnes.


Tu es sa fille. / Tu es son fils. Avant que tu ne sois formé(e), il te connaissait déjà et sur son livre sont écrits les jours de ta vie (Psaumes 139:13-16). Tu n'es pas le fruit du hasard. Tu n'as peut-être pas été attendu(e), désiré(e), aimé(e) ou encouragé(e) par ta famille terrestre. Mais ta famille céleste ne t'a jamais abandonnée. Ton Père dit : " Je t'instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; je te conseillerai, j'aurai le regard sur toi." (Psaumes 32:8).


Va lire des biographies de ceux et celles qui ont positivement influencé leur génération (par leurs œuvres, leurs paroles, leurs témoignages, leur leadership, leurs inventions, leurs décisions, leurs entreprises, leurs associations, etc.). Tu remarqueras que beaucoup ont eu un déclic (une idée, etc.) après un ou plusieurs échecs. Et si tu étais le prochain ? Et si tu étais la prochaine ?


Les obstacles sont surmontables. Les échecs sont réversibles. C'est Dieu qui a le dernier mot. Tes défis sont des occasions d'apprendre, de découvrir ton potentiel, de cultiver l'humilité, la résilience, la persévérance, le courage, etc. Oui, ça fait mal. Parfois, ça fait très, très mal. Mais au bout du tunnel t'attend la lumière.


J'ai grandi en pensant que mes parents n'avaient jamais connu l'échec scolaire parce qu'autour de moi, on ne parlait que de leurs réussites. Ton attitude détermine ce dont on se souviendra. Tire les leçons, bénis le Seigneur, relève-toi et avance. Tu n'es ni le premier, ni le dernier à avoir des défis, des obstacles, des échecs, des déceptions, des moments de découragement, etc. Donne aux tiens une raison de se réjouir. Non pas de ce qui t'arrive, mais du déclic ou du changement provoqué par tes circonstances.


Je t'encourage à lire, relire, méditer le texte ci-dessous jusqu'à ce que tu reçoives ta parole rhema.



❖ (Esaïe 41:8-20, Segond 1) : 8 Mais toi, Israël, tu es mon serviteur. Jacob, tu es celui que j'ai choisi, le descendant de mon ami Abraham. 9 Je t'ai pris aux extrémités de la terre, je t'ai appelé d'une région lointaine et t'ai dit: «Tu es mon serviteur.» Je t'ai choisi et ne te rejette pas. 10 N'aie pas peur, car je suis moi-même avec toi. Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton DIEU. Je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens par ma main droite, la main de la justice. 11 Ils seront couverts de honte et humiliés, tous ceux qui sont furieux contre toi; ils seront réduits à rien, ils disparaîtront, ceux qui t'intentent un procès. 12 Tu auras beau les chercher, tu ne les trouveras plus, ceux qui te combattaient; ils seront réduits à rien, réduits au néant, ceux qui te faisaient la guerre. 13 En effet, c'est moi, l'ÉTERNEL, ton DIEU, qui empoigne ta main droite et qui te dis: «N'aie pas peur! Je viens moi-même à ton secours.» 14 N'aie pas peur, vermisseau de Jacob, faible reste d'Israël! Je viens à ton secours, déclare l'ÉTERNEL. Celui qui te rachète, c'est le Saint d'Israël. 15 Je vais faire de toi un traîneau de battage tout neuf, garni de pointes. Tu écraseras, tu broieras les montagnes et tu rendras les collines semblables à la bale du blé. 16 Tu les secoueras et le vent les emportera, un tourbillon les dispersera, mais toi, tu trouveras ta joie dans l'ÉTERNEL, tu feras ton sujet de fierté du Saint d'Israël. 17 Les plus humbles et les plus pauvres cherchent de l'eau, mais il n'y en a pas, et leur langue est desséchée par la soif. Moi, l'ÉTERNEL, je répondrai à leurs prières. Moi, le DIEU d'Israël, je ne les abandonnerai pas. 18 Je ferai jaillir des fleuves sur les collines et des sources au milieu des vallées. Je changerai le désert en étang et la terre aride en cours d'eau. 19 Je ferai pousser dans le désert le cèdre, l'acacia, le myrte et l'olivier. Je placerai pêle-mêle dans la plaine aride le cyprès, l'orme et le buis. 20 Ils le verront et ainsi ils reconnaîtront, ils constateront et comprendront tous ensemble que c'est la main de l'ÉTERNEL qui a fait cela, que c'est le Saint d'Israël qui l'a créé."



** Bonzour = Bonjour en créole réunionnais et mauricien ( Île de la Réunion et Île Maurice)

** Shubhadinam ( സുപ്രഭാതം) = bonjour en malayam (Inde, Singapour)

** Prannam (प्रणाम ) = bonjour en bhodjpouri (Île Maurice, Inde)

** Raam Raam (राम राम ) = bonjour/bonsoir en bhodjpouri (Île Maurice, Inde)

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© 2020 Simone-Christelle (Simtelle) NgoMakon 

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