Norohanitra Emmanuelle cuisine malgache

Dernière mise à jour : 19 juil. 2021


Salama témoignage de bonté. Bi wua témoignage d'audace. Quoique tu entendes, sache que le dernier mot est au SEIGNEUR. DIEU célèbre tes progrès plus que tes victoires. Ainsi, ceux qui célèbrent tes commencements font plus que ceux qui acclament tes exploits. Myriam Vanderbroucque (fondatrice de Core Succes) dit "Une marque authentique se révèle, elle ne se crée pas. Car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle." Corollaire, les personnes authentiques font des marques authentiques. Aujourd'hui je reçois la bien-aimée Ramalanjaona Norohanitra Emmanuelle. Une interview ne suffirait pas pour tout dire. Mais assurément celle-ci, nous encouragera à cultiver une valeur qui m'est très chère : la simplicité.


"Car ainsi a parlé le SEIGNEUR, l'ETERNEL, le Saint d'Israël : C'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C'est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l'avez pas voulu ! __ (Esaie 30:15, LS)



** Bonjour Emmanuelle

Bonjour Simone-Christelle,


** Qui es-tu  ?

Sur les réseaux sociaux je suis traiteur. Pour ma part, je suis une fille de DIEU, épouse et mère au foyer qui propose des plats cuisinés maison en livraison. Norohanitra Emmanuelle sont mes prénoms. Ramalanjaona est le nom de mon époux avec qui j'ai trois merveilleuses filles. Nous sommes malgaches et résidons en France depuis une dizaine d'années.








** J'aime la manière dont tu soulignes la différence entre tes rôles et ton identité. Comment as-tu rencontré le SEIGNEUR ?

Ma tante dit que j'ai répondu à l'appel au Salut à sept ans, après la diffusion d'un film sur JÉSUS, ma maman qui faisait le message pour les enfants m’a demandé qui voulait l'accepter comme SEIGNEUR et SAUVEUR. Paraît-il j'ai levé la main. Mais je ne m'en souviens absolument pas, mais ma tante me raconte que ce jour-là j’avais un visage différent.


Je suis née dans une famille semi-chrétienne (maman très dévouée à JÉSUS, papa dans le monde). Je n'avais pas une relation personnelle avec le SEIGNEUR, mais j’allais régulièrement à l’école du dimanche et du samedi pour apprendre la Parole. Et j’allais beaucoup au camp chrétien organisé par l’église. Ma mère aimait vraiment JÉSUS. Quand elle est décédée j'ai dû être en tant qu'ainée, une seconde maman pour mes petits frères. Devant eux je paraissais forte, mais au dedans de moi ça n'allait pas : tristesse, rejet, humiliation, et j'en passe. Mon père essayait de noyer son chagrin dans l'alcool. 4 ans plus tard, en 2004, je rencontre Nathalie, en séjours à Madagascar dans le cadre d'une mission chrétienne en faveur des enfants.


Je partage avec elle mes soucis et toute ma tristesse, DIEU a fait d'elle la grande sœur que je n'avais jamais eue. On a prié ensemble. Je ne me souviens plus de quoi exactement à l’époque, mais il y a trois ans, elle retrouve le carnet dans lequel nos sujets de prière étaient notés. Entre autres : que je vienne en France un jour. DIEU a fait bien plus, je suis en France, dans la même ville qu’elle, et elle fut la maîtresse de ma fille ainée. Entre temps, j'ai continué à avoir un pied dans le monde et un pied dans l'église. Pas réellement ancrée en CHRIST. En 2011 mon époux quitte Madagascar pour s'installer en France. La même année mon père décède. Je me demande ce que deviendra ma vie. J'avais si longtemps étouffé le chagrin de l'enfant pour enfiler le rôle de seconde mère. J’étais triste. DIEU a fait grâce et m’a permise de rejoindre mon mari un mois après son départ ! J’ai atterri à Bordeaux que j’ai dû quitter pour venir sur Chartres. C'est en arrivant à Chartes (la ville de Nathalie) que je m'engage définitivement à le suivre. J'ai été accueillie par des personnes formidables dans cette ville. Leur église est devenue mon église


** Bénie soit-elle. Et le baptême du SAINT-ESPRIT ?

C'est arrivé soudainement. Je ne l'avais pas particulièrement demandé au SAINT-ESPRIT, mais j’y aspirai depuis un bon moment, comme si pour moi, c'était le « next level ». Un matin, je me lissais les cheveux en suivant une émission sur le don du parler en langues sur la chaîne chrétienne EMCI TV. Tout à coup, j'ai ressenti au dedans de moi un besoin de parler et je me suis mise à parler en langue. Aussi simplement que je te parle. C'était le dix-sept décembre 2019. Je n'oublierai jamais cette date.


** Alléluia ! Comment t'es venue l'idée de proposer tes plats ?

Je suis mère au foyer depuis notre mariage. Mon mari n'y voyait pas d'inconvénient, mais ça me dérangerait de le voir assumer seul les charges de la famille. Je commençais à développer des complexes. Je voulais travailler. Avoir de quoi faire des cadeaux, soutenir des associations tout en continuant de m'occuper de ma famille. Un jour mon mari dit "Tes plats sont délicieux, pourquoi ne les proposes-tu pas ? Le projet Fy du soleil aux papilles est née trois ans plus tard. Je me suis inscrite à une formation en création d'entreprise et j'ai commencé.



**Pourquoi Fy du soleil aux papilles  ?

FY est un mot malgache désignant ce qui est succulent, délicieux. "Du soleil aux papilles" en référence à l'île Madagascar, en même temps le soleil annonce la chaleur, la lumière, la vie, l’espoir, le renouveau tout ce qu’on trouve en JÉSUS.